Pierre Rabhi – “Ma vie vaut plus qu’un salaire”…

Pierre Rabhi

Pierre Rabhi, avant toute chose, rendons à César ce qui lui appartient…

“Ma vie vaut plus qu’un salaire”

Cette phrase magistrale est de Pierre Rabhi et la photo que j’ai choisie pour vous montrer son visage ne l’a pas été au  hasard puisqu’elle le montre décontracté, au milieu de la nature, avec la certitude d’être au bon endroit. “The right man in the right place”…

Pierre Rabhi

Ce romancier français, d’origine algérienne, est le fondateur du mouvement Colibris (mais pas que !).
Internationalement reconnu pour sa lutte contre la désertification, Pierre Rabhi s’investit entre autre pour que les démunis retrouvent leur autonomie alimentaire.

Il tente de faire prendre conscience des dommages que l’homme inflige à la nature au nom d’une société de surconsommation jamais assouvie.  Il nous invite à ouvrir les yeux sur les merveilles de notre planète et à préserver le capital  nourricier qu’elle nous offre.

Extrait

Qui mieux que lui peut exprimer sa pensée pour vous aider à mieux comprendre sa démarche ?

Voici donc un extrait de l’article “ma vie vaut mieux qu’un salaire” :

“Parce que tout est organisé pour que l’on ne perçoive pas qu’un autre monde est possible.  Cet autre possible doit d’abord s’affranchir de la logique surdominante qui dispose d’immenses moyens de persuasion. Voilà où se situe ma modeste tentative, au milieu de beaucoup d’autres.  Je travaillais dans la région parisienne.  Et je croyais que je devais, pour survivre, troquer ma vie contre un salaire. Je trouvais que c’était chèrement payé. Ma vie vaut plus qu’un salaire. Et je ne veux pas être tenu en laisse sous prétexte que je dois avoir ma gamelle.  En plus, ce fonctionnement aliénant ne produit à grande échelle ni partage ni amour.  Mais renforce l’avidité d’une petite minorité sur le dos de la majorité des humains.  Les inégalités peuvent s’exprimer de plusieurs façons.  La mienne, ça a été ce sentiment impérieux que je devais fuir ce monde-là pour ne pas y laisser ma peau.

Un monde qui méprise toujours celui qui en refuse les règles, non?

Quand il y a des guerres et des pénuries, tout le monde se souvient du cousin à la campagne. Du plouc tout juste bon à cultiver des patates. Sauf que c’est lui qui détient la vie. Ce mépris actuel pour les agriculteurs et les paysans est une aberration. Et va de pair avec le mépris de la terre. Nous sommes dans une humanité qui refuse encore de se confronter avec sa propre ineptie malgré l’évidence grandissante que ce modèle est, comme la terre elle-même, à bout de souffle. Sous les apparences d’une maturité, l’homme montre une telle infantilité. Tant que nous n’aurons pas pleinement pris conscience de notre inconscience, de notre vanité, nous n’évoluons pas.”

e texte est apparu il y a un moment déjà au hasard de mon mur facebook et je suis restée de longues minutes à lire cette phrase et à la faire mienne.

Depuis, tous mes efforts tendent vers un changement de comportement, que ce soit dans mon quotidien ou dans mon travail.

Parce qu’autour de moi je ne cesse d’entendre chaque jour des personnes qui se plaignent, qui voudraient changer de vie, de conjoint, de boulot…. mais qui ne font jamais rien en ce sens et finiront leur vie en ressassant les mêmes plaintes, les mêmes rancoeurs, les mêmes regrets.

Parce qu’il y a aujourd’hui tout juste 9 ans que je signais mon contrat dans mon emploi actuel.  Que j’étais ravie, motivée et très heureuse de commencer dans ce nouveau poste.

Parce qu’aujourd’hui, j’ai conscience de l’inutilité de ma vie à l’endroit où elle se trouve actuellement .
Et que j’ai décidé de la prendre en mains pour l’emmener sur un autre chemin.

Plus incertain et plus difficile certes, mais qui me correspond mieux .  Qui me permettra d’être en accord avec moi même, avec mes principes et avec ma vie.

Morale

L’argent n’est pas le maître absolu  et ne me gouvernera jamais.
Je laisse aux autres cette course effrénée vers des gains qui ne les satisferont jamais et bien souvent détruiront leur santé dans la foulée.

Et cette évidence énoncée par Pierre Rabhi me renvoie à une phase du Dalaï Lama à qui l’on demandait ce qui le surprenait le plus dans l’humanité :

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